Temps Forts

Conférence : Génération d’écrivains franco-algériens portée par le crépitement des balles.

Rencontre Littéraire : Conférence-Projection-Débat

Dans le cadre des rencontres littéraires, l’association rennaise des Amis de l’Algérie invite le public rennais à la rencontre de Omar Mokhtar Châalal, écrivain, poète et homme de théâtre, et ami de Kateb Yacine. Cette rencontre sera un multiple hommage à des écrivains connus comme Jean Sénac, Albert Camus, Kateb Yacine, et d’autres moins connu comme Rabah Belamri et Abdelhamid Benzine.

 

Omar Mokhtar Châalal, toufik Hedna et Wassyla Temzali
Omar Mokhtar Châalal, toufik Hedna et Wassyla Temzali

Programme :

Vendredi 15 Février 2013

10h00-12h00 : Vente Dédicace

  • Lieu : la librairie Planète IO

Vente Dédicace de l’ouvrage « Talghouda » en présence de l’auteur de Omar Mokhtar Châalal

20h00-22h00 : Conférence – Projection – Débat

  • Lieu : aux Locaux Associatifs Kennedy (LAK) au 11 rue de Flandre, Villejean, Rennes.

Paci-Bès : lecture d’un poème et d’un texte extraits des Livres : « Talghouda » et « Kateb Yacine » de l’écrivain Omar Mokhtar Châalal

Projection : passage de Kateb Yacine, extrait du film « Déjà le sang de mai ensemença novembre » de René Vautier.

Félix Boulé  évoquera Rabah Belamri qui a publié «Le galet et l’hirondelle», et « Regard blessé », son premier roman, d’inspiration autobiographique.

Gérard Prémel : Jean Sénac et l’Algérie.

Et enfin Omar Mokhtar Châalal : Génération d’écrivains algériens de Kateb et Benzine à Camus et Sénac, et tous les auteurs de la génération de la guerre d’Algérie, dont le verbe était porté par le crépitement des balles.

Invité d’honneur :

René Vautier et Azouz Begag

 Renseignements :

Toufik Hedna 0672698174 ; Mail : amisalgerie@yahoo.fr ; Site www.amisalgerie.com

 

Soyez nombreux à venir partager avec nous cette soirée !

N’hésitez pas à diffuser autour de vous

 

Omar Mokhtar Châalal est un homme de lettres algérien, natif de Sétif. À la fois écrivain, poète et homme de théâtre, il a consacré une partie de sa vie à s’occuper de l’enfance et de la jeunesse en difficulté. Il a collaboré au journal Alger Républicain et a écrit pour le compte de l’ENTV un film documentaire intitulé Kateb Yacine : l’homme des certitudes, poète des opprimés.

Omar Mokhtar Châalal s’inscrit dans la lignée de ces auteurs qui,  malgré les soubresauts violents d’une histoire tumultueuse et tragique,  ont su rester fidèles à leurs convictions et à leurs espoirs.

De son amitié avec Kateb Yacine, il fera un témoignage poignant par le biais d’un ouvrage magnifique: « Kateb Yacine, l’homme libre ». Comme Yacine, Omar Mokhtar Châalal fait partie,  par la puissance de ses écrits, de  cette première génération d’écrivains qui ont, résolument, rompu avec ce que Frantz Fanon qualifiait de «  réflexe du colonisé ». Il s’agit bien là d’une littérature qui revendique son identité, son algérianité et qui porte la parole d’un Peuple, de tout un peuple.

Châalal n’affirme-t-il dans un chant magnifique que :

« Dire Yacine aujourd’hui, c’est rompre la galette et la sueur, avec mineurs et dockers, dans le silence des puits sans fin… »

« Telghouda » est le nom d’une racine que les plus pauvres déterraient pour se nourrir. C’est pour avoir le droit de conserver cette racine qu’au cours d’un des passages, les plus violents, de ce récit,  qu’une malheureuse paysanne, soucieuse de la survie de sa famille, menacée  de mourir de faim, se soumettra à l’oppresseur en présence de ses enfants et de Benzine, témoin impuissant de cette humiliation…

« Talghouda » est le titre de l’ouvrage d’Omar Châalal. Ce  livre est incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les évènements de Mai 1945 à Sétif, dans le contexte et leurs conséquences. Ce livre ne laissera aucun lecteur indemne. Il résonnera longtemps en chacun de nous pour aller au-delà de la rage amère, susciter l’espoir, aller de l’avant et œuvrer à la réconciliation entre deux peuples. Quoi de mieux qu’une soirée consacrée à la littérature algérienne pour nourrir cette belle perspective

Le 15 février 2012 Omar viendra parler au public de Rennes de cette amitié qu’il a partagé avec Kateb et Benzine, de cette Génération d’écrivains algériens et tous les auteurs de la génération de la guerre d’Algérie, dont le verbe était porté par le crépitement des balles.

Gérard Prémel, de son côté, nous fera découvrir le poète Jean Sénac, qui, avec Kateb Yacine et Ismaël Aït-Djafer, est l’un des poètes de l’insurrection, et, comme eux, le représentant d’une modernité radicale au sein de la littérature algérienne. De 3 ans l’aîné de Kateb, il est né en 1929 dans un quartier populaire d’Oran (sa mère est une Pied-noir d’origine espagnole). Jeune poète doué – à 24 ans il rencontre René Char lors d’un voyage en « Métropole » puis 2 ans plus tard fonde à Alger une revue de poésie où les auteurs d’origine française sont tous des contestataires –  Il prend contact avec le FLN dès le début de l’insurrection et participe en 1956 à la grève de la faim des étudiants algériens de l’UGEMA. Il a choisi don camp, et rompu avec Albert Camus, « son père spirituel ». À l’indépendance, il participe à la reconstruction de la bibliothèque d’Alger, incendiée par l’QAS, et sera  le secrétaire de l’Union des écrivains algériens. Il publiera en 1971 une anthologie de la jeune poésie algérienne – qui aurait mérité un autre cadre éditorial. Menacé de mort, il refuse de quitter « sa » patrie algérienne. Il est assassiné fin août 1973.

Félix Boulé, quant à lui, nous donnera un aperçu de l’auteur et poète algérien  Rabah Belamri qui a publié des recueils de poèmes comme « Le galet et l’hirondelle », de contes, des romans et de essais. « Regard blessé », son premier roman, d’inspiration autobiographique, évoque la cécité qui l’a frappé à l’âge de 16 ans. Il meurt à la suite d’une intervention chirurgicale, laissant une oeuvre inachevée.

A l’ouverture de cette rencontre Paci-bès fera une lecture d’un poème et d’un texte extraits des Livres  « Telghouda » et « Kateb Yacine » de Omar  Mokhtar Châalal avec la projection d’un passage de Kateb Yacine dans le film « Déjà le sang de mai ensemença novembre » de René Vautier en sa présence.

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