Oct 2012 31

Belamri Rabah évoqué par Félix dans l’émission « les 2Rives »

Posted in Emissions Radio, Les 2Rives

Le poète sétifien Belamri Rabah est évoqué par Félix, animateur sur Radio Laser, dans l’émission « les 2Rives », il nous parle de sa rencontre avec cet homme exceptionnel, la découverte de de ses oeuvres, Il nous explique aussi l’intérêt de lire les recueils et les livres de cet écrivains méconnue du public.

Rabah Belamri par Toufik Hedna
Né à Bougaâ, dans l’actuelle wilaya de Sétif en Algérie, Rabah Belamri perd la vue en 1962 (année d’indépendance de l’Algérie). Après des études au lycée de Sétif, à l’Ecole des jeunes aveugles d’El Biar (Alger), à l’École normale d’instituteurs de Bouzareah et à l’Université d’Alger, il arrive en 1972 à Paris où il soutient un doctorat sur l’œuvre de Louis Bertrand Miroir de l’idéologie coloniale qui fut publié par l’Office des publications universitaires en 1980. Il acquiert la nationalité française.Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes, de contes et de romans inspirés par son enfance algérienne. Il fut touché par l’œuvre de Jean Sénac à qui il consacra un essai et qu’il considérait comme un guide.Il meurt le 28 septembre en 1995 à Paris la suite d’une intervention chirurgicale, laissant son œuvre inachevée.

Sa meilleure Citation :

« Il est temps de recueillir les trésors de notre culture orale, menacés de disparition par le tumulte de la télévision. Aujourd’hui, en Algérie, les veillées s’organisent autour du petit écran et les conteurs n’ont plus le temps ou ne trouvent plus l’occasion et la nécessité de conter. (…) j’ai tenté, dans la mesure de mes moyens, de sauver de l’oubli une parcelle de notre patrimoine culturel. (…) Ces contes recueillis en arabe dialectal, je dus les traduire en français (…). Il ne fait pas de doute que cette langue les sort de leur isolement et les propulse dans la sphère du patrimoine culturel universel. » Rabah Belamri, Veillées d’antan, in El Moudjahid, Alger, 30 septembre 1982.

Jugements

« Pour Rabah Belamri, questionneur infatigable du monde, la poésie n’est sans doute qu’un moyen qui participe, avec d’autres, à une quête de clarté et de plénitude. Un besoin de lumière comme d’une eau longtemps refusée mais aussi une dénonciation de tout ce qui grève le quotidien et l’espérance : la femme aliénée ou marchandée, le bonheur séquestré. »

Tahar Djaout, Les Mots migrateurs, une anthologie poétique algérienne, Office des Publications Universitaires, Alger, 1984.

« Il a du souffle, de la force, une violence dans la chaleur comme dans la tendresse qui témoignent d’une autre terre, d’un autre soleil que les nôtres, bref d’une autre tradition. »

Georges-Emmanuel Clancier (quatrième de couverture de « Le Galet et l’hirondelle », 1985).

« Son œuvre parlait de la difficulté d’être, de l’exil, de la solitude. Mais elle nous parlait aussi de tendresse, elle nous emportait dans son élan vers les humiliés, vers tous ceux que la violence contemporaine broyait, abandonnait. »

JMG Le Clézio, dans Le Monde, Paris, 13 octobre 1995.

Bibliographie

* L’Œuvre de Louis Bertrand, miroir de l’idéologie colonialiste, Office des Publications Universitaires, Alger, 1980.
* Les Graines de la douleur, contes populaires, Publisud, Paris, 1982, 110 p. (ISBN 2866000285).
* La Rose rouge, contes populaires, Publisud, Paris, 1982.
* Le Soleil sous le tamis, récit d’enfance, Publisud, Paris, 1982, 316 p. (ISBN 2866000209).
* Chemin de brûlure, poèmes, dessins de Hamid Tibouchi, Éditions de l’Orycte, Paris, 1983.
* L’Oiseau du grenadier, contes, proverbes et souvenirs d’enfance, Castor poche, Flammarion, Paris, 1986.
* Le Galet et l’hirondelle, poèmes, l’Harmattan, Paris, 1985, 108 p. (ISBN 285802447X).
* Proverbes et dictons algériens, L’Harmattan, Paris, 1986.
* Regard blessé, roman, Gallimard, Paris, 1987, Prix France-Culture 1987; Folio, 2002.
* Jean Sénac: entre désir et douleur, essai, Office des Publications Universitaires, Alger, 1989.
* L’Olivier boit son ombre, poèmes, couverture et illustrations de Pierre Omcikous, eau-forte de Abdallah Benanteur, Edisud, Aix-en-Provence, 1989, 104 p. (ISBN 2857443516).
* L’Asile de pierre, roman, Gallimard, Paris, 1989.
* L’Ane de Djeha, L’Harmattan, Paris, 1991.
* Femmes sans visage, roman, Gallimard, Paris, 1992 (Prix Kateb Yacine)
* Pierres d’équilibre, poèmes, Le Dé bleu, 1993.
* Mémoire en archipel, souvenirs d’enfance, Gallimard, Paris, 1994.
* Chronique du temps de l’innocence, Gallimard, Paris, 1996.
* Corps seul, Gallimard, Paris, 1998.

Réalisation et Montage Toufik Hedna

felix_les2rives_oct2012.mp3 felix_les2rives_oct2012.mp3  (54.96 Mo)

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