Rencontres avec l’Algérie : Soirée Mémorable du 4 octobre 2013

Un participant de la soirée devait confier à son organisateur Toufik Hedna : « Ce que j’ai particulièrement apprécié de ces interventions et les échanges qui ont suivis c’était leur richesse et leur complexité, on ne peut pas dire qu’il y a  un seul modèle de femmes arabe et mettre les soulèvements sous la même bannière de « Printemps arabe ». Appréciation  qui confirme les réactions de l’ensemble des participants venus nombreux à ces Rencontres avec l’Algérie qui se sont déroulée au Centre Social de Villejean.

En présence de Hind Saoud Conseillère Municipale et de et Jocelyne Bougeard adjointe au maire de la ville de Rennes, les Rencontres avec l’Algérie, organisées par l’Association des amis de l’Algérie, ont été une formidable occasion de réunir les acteurs associatifs, les bénévoles et salariés du Centre Social et les habitants du quartier de Villejean autour d’un thème d’actualité mal compris : la Femmes et les Révoltes Arabes.

La soirée commençait par le vernissage d’une exposition de l’artiste Rania Omani algérienne de belle qualité qui présentait une belle galerie de portraits et de compositions de femmes combattantes. Inspirée par les forces et les faiblesses des femmes, avec lesquelles elle est amenée à travailler. L’artiste rend hommage au courage de femmes qui ont su marquer l’histoire, ou qui porte un message universel. Magnifique « mosaïque »  à l’aquarelle et à l’huile  des portraits appréciables des chiliennes de la place de Mai, Rosa Park…etc.

Ensuite y en avait le témoignage de plusieurs intervenants : la première intervention de Dia avec d’efficace contribution d’Alain Aldandachi sur la Femme et la Syrie. Puis la tunisienne Nadia évoquait le printemps arabe de Tunisie. Hamid prenait la parole après pour évoque le combat des femmes palestiniennes à la fois contre les exactions de l’armée israélienne et le machisme des palestiniens.

Enfin la jeune algérienne Amel intervenait avec passion et fougue pour parler de la lutte contre le code algérien de la famille, intervention ponctuée par le remarquable court métrage. Où se trouvait mise en images des femmes artistes, (Algérie, Gabon, Argentine et France) pour interpréter cette  belle chanson de « Ouech Dek yal qadi » (Mr Le juge  pourquoi ?) et lui conférer toute sa richesse, son énergie et sa beauté dans la joie, le rire mais aussi la gravité. Elles se sont faits le relais de millions de femmes qui disent depuis toujours non à l’injustice.

Marie Christine Biet aura été une efficace modératrice et animatrice de ces témoignages et des débats passionnés auxquels ils ont donné lieu.

Le tout s’est terminé par un repas convivial autour d’un délicieux couscous préparer par des tunisiennes, marocaines et algériennes à la fois.

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